les mots sillons

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Grâce et dénuement (Alice Ferney)

 

 

Dans un camp en banlieue, serré entre les terrains vagues, les logements sociaux et la décharge, une famille de gitans s'est sédentarisée. Il y a Angéline, la doyenne, ses fils, ses belles-filles et ses petits-enfants. Ils vivent de presque rien, sans papiers, sans travail, sans eau courante, sans essence, à l'écart d'une société qui menace en dépit des lois de les expulser.Un jour, ils voient débarquer Esther, une gadjé, bibliothécaire, qui veut «lire des livres à ces enfants qui n'en ont pas». Les gitans l'accueillent avec méfiance, mais comme les enfants prennent plaisir à écouter ses histoires, ils finissent par l'adopter. Tous les mercredis, elle vient passer un moment avec eux. Après la lecture, elle prend un café avec les femmes. Malgré sa douceur et sa discrétion, elle reste en décalage: ses bonnes intentions et sa culture s'adaptent mal au mode de vie des gitans.

 

 

C'est un hymne à la gloire des gitans, une mélodie saccadée par la misère et la dureté de la vie, des envolés de rire dans la petite voiture d'Esther. C'est une route vers l'inconnu, des petits cailloux déposés pour retrouver le chemin et donner envie de mieux les connaître, ces gens de partout et d'ailleurs qui ne nous ont jamais quitté.

 



13/05/2012
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