les mots sillons

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4. Définitivement

 

«La vie, c’est comme les vagues, c’est comme l’écume,

Tout se disloque, tout s’en va, tout se perd.»

 

Soeur Emmanuelle

 

 

 

Gypaète Barbue

 Un cri retentit au-dessus de moi. Il perce le firmament comme un son aigu dans une cathédrale vide. Je lève la tête pour apercevoir le vol majestueux du gypaète. L'élégant rapace me salue du haut de sa liberté comme s'il se rappelait, lui aussi avec nostalgie, ses premiers instants en terre alpine que nous avons quasiment vécu ensemble. J'étais là, je te protégeais de loin et te regardais grandir. J'aime à croire que tu te souviens de moi et que tes grandes ailes ne t'ont pas mené ici par hasard.

 

 

 

Les étoiles s'allument les unes après les autres.

Le jour s'en va.

Définitivement.

Silence. 

Suite 



15/05/2012
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